dB et dBA

En 1933*, Harvey Fletcher et W. A. Munson de Bell Telephone Laboratories ont présenté des courbes isosoniques (courbes d’égale perception). Ces courbes ont été obtenues de façon statistique à la suite de tests d’écoute effectués à l’aide d’auditeurs ayant une audition considérée comme normale.

Courbes isosoniques
Courbes isosoniques d'Harvey et Munson (1936)

La courbe isosonique de zéro correspond au seuil de perception, celle de 10, 10 dB au-dessus du seuil de perception et ainsi de suite. La prise en compte de toutes ces courbes est complexe et ne peut pas être intégrée dans un outil de mesure simple.


La courbe isosonique de 40 a été choisie afin de déterminer la pondération A. Cette pondération est donc valide pour des sons de faible amplitude mais est moins bien adaptée pour les sons plus élevés.


La petite histoire raconte que la courbe finale de dBA a été définie à partir d'un calcul effectué sur un coin de nappe en papier de restaurant de la réponse en fréquence du filtre analogique passe-bande qui ressemblait le plus à cette courbe isosonique.


Courbe de pondération A
Courbe de pondération A

Les travaux de Fletcher et Muson ont été repris par Zwicker et ont menés à la rédaction de la norme ISO 532-1, Mesure du calcul d'isosonie-Partie 1: Méthode de Zwicker

 

* H. Fletcher & W. A. Munson: Loudness, it's definition, Measurement and Calculation, JASA, Vol. 5, october 1933


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